Déraillement de train

In 250 combattants de la Résistance témoignent de David Dramant Paris éditions l'Harmattan
Témoignage : un déraillement par les combattants du bataillon Carmagnole

Une opération de sabotage réussie : un déraillement de train

"Un soir de printemps 1944, nous étions 4 garçons et une fille dont André l'amiral (Krischer) , Jacquot Schmulevitch et Jacqueline âgée de seize ans seulement.
Nous étions tous bien armés. Le temps était passé ou plusieurs groupes FTP attendaient pour obtenir un revolver rouillé. Ce groupe avait deux mitraillettes et chacun possédait un revolver. Vers huit heures du soir, nous avons pris nous avons pris le tramway en direction de Mirbil sur la ligne Lyon- Marseille. Cette ligne avait déjà été " travaillée " à plusieurs reprises. On en connaissait tous les détails. On connaissait parfaitement l'heure de passage du train et le genre de marchandises transportées. On se sentait comme chez soi. On avait même pas besoin d'apporter des outils. On avait une bonne planque pour les clés à molette, elles étaient dans un lieu sûr d'un déraillement à l'autre.
Vers minuit, on se mit au travail. On a déboulonné les rails, on les a un peu soulevés. On a pris les boulons pour les mettre sous les rails de telle manière qu'un œil exercé ne pouvait pas même les voir. Une telle manière de déraillement n'a jamais fait tort au conducteur. Les rails au premier contact se mettaient debout comme un cheval qui se cabre et lançaient un fort coup à la locomotive à tel point que tout allait à la dérive.
Vers deux heures trente du matin, le travail était terminé. On pouvait rentrer chez soi."

 

 

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